Wk1- Rocky Mountain House


D Day! Enfin le départ (see English Below)

Hier nous étions dans les dernières préparations, les derniers achats, le rempacketage de tous les sacs. Chacun retrouvant ce qu’il avait égaré, n’avait pas pris chez Mike, etc … Les jeunes ont besoin de tout mettre dans des sacs comme lors des portages. J’aurais plutôt tendance à garder les entités cohérentes et faciles à caser dans le canoë ainsi que pour retrouver rapidement les éléments. “Chacun ses mauvaises habitudes” pendant que l’élan du départ nous motive, après nous apprendrons à vivre ensemble.

Le choc des cultures et de la différence d’âge seront certainement des facteurs importants de ce voyage. Le vieux tente de s’adapter et les jeunes de tolérer … tout un programme.

Dernier repas, derniers aurevoirs et c’est le chargement dans le deux voitures permettant le transport du canoé et des 2 barils de nourriture, des 3 sacs étanches, le Ukelele, la guitare, et des 4 sacs de portages. On laisse derrière nous un carton à renvoyer à Toronto avec des affaires dont il fut difficile de se séparer. Le GPS est chargé avec les cartes requises, le Spot indique bien sur Google Maps notre lieu chaque jour (voir sur ce site dans MAPS) et chacun porte sur soit son couteau ainsi que ses quelques affaires personnelles.

 

Que les montagnes sont belles ! Nous répéterons ceci au moins mille fois ce jour. Depuis la sortie de Revelstoke jusqu’à … partout, à chaque tournant de route une nouvelle montagne eneigée surgit. Nous sommes arrété une heure au col car ils font détonnner des charges pour sécuriser contre les avalanches. On nous laisse passer puis ils referment derrière nous pour continuer. La neige est lourde, fraiche et certainement prète à se dérober en grande coulées brunes que l’on voit partout autour de nous.

La route des glaciers est payante, $20 par voiture pour un permis de 24hrs. Ces routes coutent cher mais encore une fois cette taxe est lourde pour les petits revenus. Comment faire payer un juste prix alors que la valeur de l’argent est différente selon les strates sociales et les revenus ?

Arrivé à Saskatchewen River Junction, la rivière semble bien gelée, les berges eneigées et tous les plans d’eau que nous avons croisé sont gelés. A contre cœur nous décidons de poursuivre jusqu’au lac Abraham que nous soupçonnons d’être encore gelé. Nos craintes

Saskatchewan River Junction

s’avèrent juste, impossible de pagager à travers cette glace encore figées. Nous débuterons donc 20km plus bas que prévu juste au dessous du barrage du lac Abraham. Là nous trouvons un camping abrité du vent qui

Lake Abraham - Frozen solid

descent de la montagne et nous gèle. Soirée mémorable car chacun avait apporté sa bouteille et les rires de Rianne éclatait comme des pétards à répétition pour partager notre joie d’être enfin sur le départ.

DAY 1 – En route

Etonnament chacun prend son temps, presque comme si nous attendions quelque chose. Evidemment le départ, mais Mike et Rianne resteront derrière et cette séparation nous pèse. Nous avons aussi il faut l’admettre un peu la gueule de bois après les agapes d’hier. Finallement ce n’est que vers 11hrs que les sacs s’alignent le long de la berge. Ils sont presque jeté dans le canoé, le temp du rangement arrivera plus tard, et chacun trouve une place à bord. Dernier regard, Mike et Rianne sont à bord pour les quelques centaines de mètres qu’ils voudont bien refaire à pied, et nous sommes réellement partit.

La rivière est rapide. Plus rapide que nous ne pensions mais sans dangers. Cependant il faut s’acclimater au bateau qui est grand, reprendre contact avec la pagaie, apprendre à naviguer avec de nouveaux compagnions, s’adapter aux habitudes de chacun. Nous naviguerons ce jour un peu en crab avec parfois des choix de parcours qui nous font grater le fond et même des fois sauter du canoé dans cette rivière gelée pour alléger l’embarcation. Le canoé est remarquablement stable, une belle embarquation que nous avons décidé de nommer Tucumseh après le grand indien qui fédéra les tribus face à l’invasion de l’homme blanc.

Deux heures de rivière et déjà nous sommes plus à l’aise. Dana à l’arrière dirige et Hugo à l’avant annonce les passages, corrige la trajectoire ou évite les écueils. Peter et moi sommes à la propulsion. Des mouvements réguliers et courts mais avec de la puissance lorsque la pagaie peut aller en profondeur. Bien habillé nous avons chaud mais les pieds gelés car mouillés régulièrement dans cette rivière de fonte de glace.

Pause déjeuné avec les restes d’hier soir réchauffés. C’est bon de boire chaud et manger chaud. Une boisson protéinée sélectionnée par Katie a le goût de farine vanillée ce qui est en gros la composition sauf que c’est à 80% de la protéine. Les jeunes ont intégré l’idée qu’ils ont besoin de plus de proteine vu leur activité. C’est une vraie différence de perception de génération. Le corps est une machine, si l’on lui demande plus il faut lui fournir la matière qu’elle consomme.

Le premier camps est tôt. Bonne décision de Dana avant que nous ne passions les dernières montagnes avant les débuts de la plaine. Nous avons fait plus de 50km en quelques heures et les bras s’en ressentent. Premier diner à 4, nous sommes pour la première fois juste nous 4. C’est le soir des élections au Canada et nous guettons à 8hrs (heure Alberta) les résultats qui déçoivent mes amis mais les encouragent vu que le NDP semble avoir dépasser les 100 sièges.

Les photos vous parleront plus, alors j’écoute vos commentaires. En écrivant ces lignes les oies sauvages crient en passant régulièrement en couple au dessus de ma tête vers leurs lieux de paturages et reproduction.

Start early and stop to camp while the day is young. Diner is to feed the hungry, needing full stomacs to deal with the cold, the damp, the paddling and the weariness of watching the river to insure we are on course and without rocks or sandbanks … or that unseen which could cause either a rip in the canoe or a turn over with 2° water rushing fast downhill, with our belongings either floating or rolling on the bottom … yes the day can be a bit tense and require regular pauses.

And yet ! The beauty of the mountains, the grandiose space with clear skies and clouds playing with the peaks, churning as if extensions of the powdered slopes. Those that make you wish you had a pair of skis and a hellicopter to drop you into the soft tenderness of effervacent deep powder. When you breath that crystaline white dry powder and you’re hopping like a rabbit down a steep slope with wide bellies, there you’re in Ski Man’s Heaven. We dream this as we travel down the river.

Today the river is already less bumpy than yesterday. Better control and less difficult passages. Still enough to keep us awake but fewer scrapes and only one gravel run where we had to climb out of the canoe and walk in the river, no it’s really 2 but one gravel run and one rocky passage. Our feet get extremely cold in these cases and yet we MUST wear shoes for sure footing that we can neither loose in the stream nor allow the river to hurt our feet on the various size rocks at the bottom. Waterproof suits exist, none of us opted for it though, in this cold I wonder why I did’nt.

 

From clear to murky, in two days we have lost the pristine look of the clear mountain streams. We see tiny, small and sometimes larger rivers come join the Saskatchewen with brown waters that indicate clear cutting and little attention to soil errosion. Yet we are not yet in the polluted waters of mass consumption. For the time being we only see beer cans, tin foils, glass and other refuse from « outbackers » that probably came in with their big 4 wheel drives thinking they were conquerers of the west. Evidence of human disregard for nature’s values are always a deception for me.

The bodies are ajusting to canoing with predictable akes and pains. The shoulder muscles and tendons are crying out in the night as we lay on one side, then the other and finally on the back trying to relieve the akes. We know that this will all disapear in a couple of weeks time, yet it does not make it any better to know this. Yesterday we had our first accident, Pascal grabbed a pan on the fire and burnt his left thumb. He grabbed snow immediatly and too numb to feel the pain kept treating it by dipping his hand in the water while canoeing. It seems this morning it feels better, it will take a few days to be history. At lunch time we had rain and then hail to the point the ground was almost white.

We left the mountains today, no more mountains, only hillocks. The woods are changing to include desidious trees and the river banks are getting higher with clear signs of errosion work from the river. What is interesting is that the snow banks are getting to be up to 3 meters high. The river seems to freeze over in the heart of winter, then when it breaks up large blocks of ice float down and imbed themselves in the river banks breaking on their passage grown trees and mangling those it does not cut. Must be interesting to see but very dangerous on the water.

After a few days we sense that Dana is more comfortable with the steering of the boat. However it takes quiet a bit of attention and he plans to pass the relay once we pass Rocky Mountain House which we should do today. The canoe is remarkable, both stable and guides well while not fragile on rocky bottoms (we have yet to hit something, only gentle scrapes on relatively round rocks).

 

 

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